«Des initiatives remettent en question la voie bilatérale entre la Suisse et l’UE»
StevenKakon
Publié vendredi 07 février 2025
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#Bilatérales
Les relations Suisse-UE ont été au cœur des discours prononcés lors de la conférence de presse annuelle d’economiesuisse.
La conférence de presse annuelle d’economiesuisse tenue le 4 février à Berne a été une occasion supplémentaire de rappeler sa volonté de consolider la voie bilatérale avec l’Union européenne (UE).
En décembre dernier, la Suisse et l’UE ont conclu leurs négociations pour de futurs accords bilatéraux. «Ces dernières semaines, nous avons discuté du contenu de ce paquet avec nos membres et une première évaluation en ressort: le bilan est globalement positif», fait savoir Christoph Mäder, président d’economiesuisse.
L’actualisation des accords d’accès au marché intérieur existants «permettrait de stabiliser durablement l’accès au marché intérieur de l’UE, qui est crucial pour les entreprises suisses», poursuit-il.
Plusieurs avancées sont saluées: «Le nouvel accord sur l’électricité constitue un élément clé pour garantir notre sécurité d’approvisionnement énergétique. Les programmes de coopération dans des domaines spécifiques, dont la recherche et développement via Horizon Europe, sont extrêmement positifs». Même son de cloche pour la clause de sauvegarde, qui a pu être concrétisée dans l’accord sur la libre circulation des personnes. Il s’agit du mécanisme permettant à la Suisse de stopper l’immigration européenne dans certaines circonstances dites «urgentes» au nom de sa souveraineté.
Flexibilité «non négociable»
Les défis demeurent, puisqu’il faut désormais mettre en œuvre le paquet d’accords sur le plan intérieur. «Les propositions concrètes à ce sujet seront déterminantes pour l’évaluation finale des bilatérales III. Elles ne sont pas encore disponibles à ce stade. Une chose est néanmoins sûre: la flexibilité du marché du travail n’est pas négociable», souligne Christoph Mäder.
De son côté, Monika Rühl, présidente de la direction d’economiesuisse, a mis en garde contre plusieurs initiatives qui remettent en question la voie bilatérale entre la Suisse et l’UE. «Je pense à l’initiative Pas de Suisse à 10 millions, qui entraînerait la résiliation de la libre circulation des personnes, à celle pour la protection aux frontières, qui menace les accords de Schengen/Dublin, et à l’initiative Boussole, qui s’oppose aux bilatérales III».
Compétitivité et sécurité
Le contexte géopolitique tendu pèse lui aussi sur la Suisse et l’Europe, avec notamment les Etats-Unis qui imposent des restrictions et des droits de douane plus élevés. Dans ce contexte, «un nombre croissant de responsables politiques comprennent que l’Europe doit renforcer sa compétitivité et sa sécurité», relève Christoph Mäder.
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