Les présidentes et présidents des associations membres de la FER Genève se prêtent toujours volontiers à la traditionnelle photo de groupe.
Photo Ian Bonzon
La traditionnelle Assemblée des présidents de la FER Genève s’est tenue le 20 février. Ivan Slatkine, président de la Fédération, a présenté les six membres de la Délégation à la direction générale. Celle-ci dirige actuellement la Fédération en attendant la nomination d’un nouveau directeur général ou d’une nouvelle directrice générale d’ici à dix-huit mois. Ivan Slatkine a également esquissé les futurs axes stratégiques de la FER Genève, qui s’articulent autour des transitions démographique, technologique, écologique et sociétale.
Arnaud Bürgin, directeur général adjoint, a mis l’accent sur les enjeux politiques à venir, au premier rang desquels les initiatives visant à mettre la Suisse sous cloche, comme celle voulant plafonner la population à 10 millions d’habitants. Sa mise en place signifierait la fin des accords bilatéraux et l’isolement du pays. Un tel projet de société n’est pas envisageable, il faut au contraire tout mettre en œuvre pour voir se réaliser rapidement les accords bilatéraux III avec l’Union européenne.
Jean-Luc Favre, vice-président de la Délégation à la direction générale de la FER Genève, a présenté avec Caroll Singarella, directrice du service des mesures pour l’emploi à l’Office cantonal de l’emploi, la mise sur pied du plan directeur pour l’employabilité. Il s’agit d’une démarche tripartite entre l’Union des associations patronales genevoises, la Communauté genevoise d’action syndicale et l’Etat de Genève, qui vise à intégrer et à maintenir durablement la population résidente sur le marché du travail. Le contexte actuel du recrutement se distingue par une pénurie de main-d’œuvre et de talents, qui découle d’une demande élevée en compétences techniques de pointe, de nombreux départs à la retraite et d’un potentiel sous-estimé du travail des seniors. Il en résulte une compétitivité accrue et une rivalité entre les entreprises pour attirer les meilleurs candidats.
Pour remédier à cette situation, le plan directeur développe une vision à l’horizon 2030: que chaque personne en âge et en capacité de travailler ait accès à un emploi de qualité, ainsi qu’aux ressources nécessaires pour renforcer et adapter ses compétences tout au long de sa vie professionnelle. Ce plan directeur, dont la consultation prend fin aujourd’hui, comprend de nombreuses mesures concrètes. L’une des premières qui sera mise en place vise à collecter des informations sur le marché du travail pour savoir exactement quelle est la typologie des postes ouverts, leur nombre, dans quelle zone géographique ils se trouvent, quelles qualifications sont requises, etc. Cela permettra de mieux calquer les formations continues et les reconversions professionnelles sur les besoins des entreprises. «Nous sommes aujourd’hui aveugles», constate Jean-Luc Favre, qui se réjouit que Genève soit le canton pionnier en termes d’employabilité et montre la voie à suivre. Soutenir la réalisation du plan directeur de l’employabilité, c’est répondre à la pénurie de main-d’œuvre et de talents, c’est garantir des compétences disponibles sur le marché en adéquation avec les besoins des entreprises et c’est anticiper l’évolution des secteurs d’activités professionnelles.
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