Contrats d’apprentissage signés début juillet: record battu

Les années suivant les Cités des Métiers voient toujours un bond de la demande et de l’offre de places d’apprentissage
Les années suivant les Cités des Métiers voient toujours un bond de la demande et de l’offre de places d’apprentissage Luly Glez
Pierre Cormon
Publié jeudi 16 juillet 2026
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#genève L’offre et la demande de contrats d’apprentissage est en hausse, notamment grâce à la Cité des métiers – L’Expo. L’analyse d’un spécialiste

Le recrutement des apprentis, que ce soit pour des formations AFP ou CFC, bat son plein à Genève. Bilan intermédiaire avec Frank Sobczak, directeur du Département de la formation de la FER Genève.

Comment se porte le marché des places d’apprentissage?

Chaque année qui suit une Cité des Métiers – L’Expo, on observe une hausse de l’offre et de la demande. C’est le cas cette année, avec une offre en augmentation de 6,5% par rapport à 2025 et un record de contrats signés début juillet – 1312, soit 4,5% de plus qu’en 2025.

Comment l’expliquer?

Les contrats sont signés plus tôt que quelques années auparavant. Cela indique que le processus de recrutement est mieux maîtrisé par les acteurs de la formation, du stage à la signature du contrat. C’est aussi un signe que l’apprentissage est de moins en moins vu comme un deuxième choix ou un choix par défaut, et de plus en plus comme une voie à laquelle on aspire vraiment.

On observe une hausse des contrats signés, notamment dans le bâtiment…

Oui, c’est par exemple le cas chez les électriciens, où l’on a signé un quart de contrats en plus qu’à la même époque l’an dernier. C’est à la fois l’effet des efforts de promotion menés par les milieux économiques et de la forte employabilité de ces métiers. On se rend compte qu’il s’agit de professions que l’intelligence artificielle ne peut pas remplacer.

Que conseilleriez-vous à un jeune en quête d’une place d’apprentissage?

De multiplier les stages et, s’il a le niveau scolaire, de préparer une maturité professionnelle pendant son apprentissage, qui lui ouvrira la porte aux formations des Hautes écoles spécialisées (HES). Mieux vaut préparer sa maturité professionnelle pendant son CFC qu’après, en une année. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une formation à plein temps pendant laquelle on n’est pas rémunéré. Cela peut être difficile à gérer.

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