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Et si la solution aux bouchons venait de France?

Sébastien Colson Journaliste, Dauphiné libéré Publié jeudi 24 septembre 2026

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Le 27 septembre, les électeurs genevois seront appelés à voter un crédit de 39,5 millions en faveur d’infrastructures de mobilité. Tous les partis politiques l’ont approuvé au Grand conseil, dans une rare unanimité. Vraiment tous? Non, quand même, un s’y oppose : le MCG (Mouvement des citoyens genevois). Car ces P+R et autres bus à haut niveau de service sont situés sur sol français, d’où le débat politique.

Au total, ce sont 182 millions de francs qui seront investis dans des infrastructures via cet accord franco-suisse, en vérité très bienvenu, et qui est une bonne affaire pour Genève, au vu des 100 millions investis par la France. Qu’apporte cet investissement en sus des Projets d’agglomération qui reviennent périodiquement?

Il permet de répondre en partie à la congestion de Genève, qui a les conséquences que l’on connaît en termes de santé publique, de qualité de vie et économiques.

Cela via un périmètre géographique élargi, déjà: l’un des P+R est situé à Annecy-Nord, commune dans laquelle vivent plus de 10 000 frontaliers et mal desservie aujourd’hui par les transports publics vers Genève. Du pragmatisme aussi: tous les projets seront réalisés dans les trois ans. Et le principal, c’est qu’ils répondent à une demande. Voilà un peu plus d’un an, la Fondation Modus avait réalisé une enquête qui montrait que 65% des frontaliers qui utilisent la voiture avaient le désir d’une autre mobilité.

Quand l’offre est là, les frontaliers répondent, loin d’être tous attachés à la voiture comme le voudrait la caricature. La voie de covoiturage à Thônex-Vallard s’est traduite immédiatement par 2000 voitures en moins à la douane. Sans parler du Léman Express, qui a le succès que l’on connaît, jusqu’à 100 000 voyageurs quotidiens quand son succès était envisagé à 50 000 à son lancement en 2019.