L’IA pour des conseils juridiques rapides et accessibles

Une famille croissante d'outils utilise l'IA pour donner des conseils juridiques
Une famille croissante d'outils utilise l'IA pour donner des conseils juridiques Image générée par l'IA
Publié vendredi 18 septembre 2026
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#droit La plateforme LegalPass fournit des prestations juridiques aux indépendants et PME, avant de passer, si nécessaire, le relais à des humains.

Puis-je sous-louer une partie de mon arcade sans en référer à mon bailleur? Un contrat signé manuellement peut-il être conservé uniquement sous forme de PDF? Dois-je annoncer un nouvel investisseur au registre du commerce?

C’est pour fournir des réponses rapides, précises et bon marché à ce type de questions qu’une nouvelle plateforme d’intelligence artificielle vient d’être lancée, LegalPass.

«Nous visons tous les indépendants et entreprises qui ne disposent pas d’un service juridique», précise l’avocat Philippe Grivat, CEO et cofondateur de l’entreprise avec son confrère Alexandre Osti.

Plusieurs traits distinguent LegalPass des intelligences artificielles grand public du type de ChatGPT. Elle ne répond que sur la base des textes qui lui ont été fournis par ses concepteurs (lois cantonales et fédérales, jurisprudences, données du registres du commerce), afin d’éviter les hallucinations. Les données de l’utilisateur ne sont pas réemployées et restent stockées en Suisse. LegalPass ne se lance pas tête baissée dans une réponse: elle commence par poser des questions complémentaires pour préciser la demande. Toutes les réponses, enfin, indiquent leurs sources.

Relais humain

Et si le droit n’offre pas de réponse tranchée? «Dans ce cas, la plateforme offre la possibilité de solliciter une consultation juridique de vingt minutes avec un juriste», répond Philippe Grivat. «Si cela ne suffit pas, nous pouvons mettre nos clients en relations avec un réseau de spécialistes (avocats, notaires, agents d’affaires…), à prix préférentiels.»

La plateforme propose également des modèles de documents juridiques, qui peuvent être adaptés et signés de manière électronique. Enfin, elle offre un tableau de bord permettant de piloter ses projets, de stocker et d’organiser automatiquement ses documents et bientôt de gérer les délais.

Les prestations seront étendues peu à peu, notamment avec l’inclusion des directives administratives, des conventions collectives de travail et des contrats-type de travail ainsi que le développement d’un outil permettant d’analyser des documents juridiques en fonction de leur nature.

Le site est disponible en version gratuite (avec des fonctionnalités limitées) ou sur abonnement, de 49 à 249 CHF par mois. Certains abonnements incluent une ou deux consultation de vingt minutes par mois, qui sont sinon facturées 98 CHF.

 


 

Une famille en croissance

LegalPass rejoint la famille en croissance des services juridiques basés sur l’intelligence artificielle.

• Pionnière en la matière, la plateforme REF-Lex a été lancé en 2024 par la Fédération des Entreprises Romandes. Elle comprend une IA en mode conversationnel qui répond aux questions an matière de droit du travail, donne accès à une large bibliothèque numérique sur le sujet et met à disposition des outils de calcul ainsi qu’un générateur de documents.

• Le site factures-impayées aide aide les profanes à recouvrir des créances de quelques centaines ou milliers de francs, n’importe où en Suisse, jusqu’à la saisie du juge.

• D’autres plateformes s’adressent plutôt aux juristes, comme Silex, soluris, Swisslex, lexplorer ou deeplegal,.

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