La pharma, un pilier que Genève ne doit pas sous-estimer
Chantal de Senger
rédactrice en chef
Publié vendredi 16 octobre 2026
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Il est des forces économiques dont on mesure encore mal l’importance, jusqu’au jour où l’on réalise tout ce qu’elles apportent à notre quotidien. La pharma en fait partie. Derrière les médicaments, il y a de la recherche, des emplois hautement qualifiés, des investissements colossaux et tout un réseau d’entreprises qui contribue à la prospérité de Genève et de la Suisse.
Lilly en est une illustration emblématique. Présent à Genève depuis 1959, le groupe américain, qui célèbre ses 150 ans, incarne cette capacité à innover sur le long terme. Le succès mondial de Mounjaro, notamment, rappelle combien la recherche pharmaceutique peut transformer la prise en charge de certaines maladies et ouvrir de nouvelles perspectives médicales.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: en Suisse occidentale, les sciences de la vie soutiennent plus de 83’000 emplois et génèrent 28,3 milliards de francs de valeur ajoutée, selon une étude de BAK Economics. Pourtant, leur poids reste largement sous-estimé par la population.
Dans un contexte de concurrence internationale, la Suisse doit préserver son attractivité, ses talents et ses conditions cadre pour continuer à attirer les investissements et faire émerger les innovations de demain.
Genève a tout à gagner à faire rayonner cet écosystème. Car soutenir la pharma, ce n’est pas seulement défendre une industrie: c’est aussi miser sur l’emploi, la recherche et la prospérité de toute une région.
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