Les Suisses romands ont des fourmis dans leurs valises
La demande reste soutenue pour les Etats-Unis, malgré le contexte géopolitique.
Flavia Giovannelli
Publié jeudi 05 juin 2025
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#Voyages
La branche des voyages a profondément évolué depuis la pandémie de covid-19. La soif d’évasion à l’étranger reste bien présente, selon la Fédération suisse des voyages.
À l’approche de l’été 2025, trois destinations européennes dominent le classement des Suisses romands: la Grèce, l’Espagne et la Turquie.
Globalement, la branche a de quoi se réjouir. Le chiffre d’affaires des réservations estivales est en hausse de 5% par rapport à l’an dernier - une année qui avait déjà enregistré une progression de 11% par rapport à 2023. L’élan retrouvé des Suisses, longtemps freiné par la pandémie, s’exprime avec vigueur, soutenu par un franc fort qui rend les offres plus attractives. En Suisse romande, l’avion reste plébiscité, notamment grâce à l’offre très compétitive de l’aéroport international de Genève. Avec deux cent vingt-cinq destinations desservies sans escale, il devance largement les autres aéroports de la région. Ce mode de transport séduit avant tout pour des raisons pratiques.
Stéphane Jayet, vice-président de la Fédération suisse des voyages (FSV), se réjouit de ces perspectives encourageantes. Il insiste sur les avantages de recourir à un voyagiste ou à une agence. «Les touristes, y compris les plus jeunes, ont redécouvert le gain de temps et d’efficacité qu’apportent les services de ces spécialistes du voyage, sans parler de l’assurance d’un accompagnement avant, pendant et après le voyage, avec des garanties légales précieuses qu’il est difficile d’obtenir lorsqu’on s’organise seul», souligne-t-il.
L’incertitude du contexte international ne freine donc pas l’envie de partir, mais pousse les voyageurs à anticiper davantage, pour éviter les déconvenues. «L’été est souvent le seul moment de l’année pour rassembler plusieurs générations. Il y a une forme d’obligation de réussite», observe encore Stéphane Jayet.
Alors que le climat géopolitique aurait pu faire craindre une désaffection pour les États-Unis, la demande reste soutenue. Les premiers retours de ceux qui ont voyagé outre-Atlantique ce printemps ne font état d’aucune difficulté particulière au moment du franchissement des frontières. Au fil du temps, les habitudes évoluent: la durée moyenne des séjours tend à diminuer, mais leur fréquence augmente. Les Suisses romands s’intéressent de plus en plus aux séjours à thème - gastronomie, sport ou bien-être. «C’est une tendance montante, même si dans les faits, les vacances balnéaires restent en tête devant les voyages lointains ou les circuits de vacances actives», précise-t-il.
Quant aux préoccupations écologiques, elles émergent bel et bien dans les échanges entre clients et professionnels. Mais les Suisses romands se montrent prudents dès que cela implique un coût supplémentaire. Ils sont notamment réticents à financer des projets flous ou des taxes jugées opaques. En somme, même s’ils continuent de voyager, ils restent attentifs à leur budget. Le critère du prix demeure en effet en tête de leurs priorités.
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