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Entre instabilité et incertitudes: choisir l’ouverture

Olivier Sandoz Directeur adjoint FER Neuchâtel Publié jeudi 24 septembre 2026

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Malgré les dérèglements climatiques dont les effets se font de plus en plus sentir, le fait de les nier relève de la cécité ou de la mauvaise foi, voire des deux. Les saisons, heureusement, poursuivent leur cycle. Si elles connaissent l’alternance, tel n’est pas le cas des crises. Certains utilisent le néologisme «permacrise» pour désigner l’état de «crise permanente», où les chocs économiques, géopolitiques, climatiques et technologiques s’enchevêtrent et se cumulent.  
L’instabilité chronique et l’incertitude permanente redéfinissent notre époque, transformant des événements autrefois exceptionnels en un environnement de tous les jours. Citons les incertitudes liées aux décisions du président des Etats-Unis, qu’il communique via son réseau social personnel ou les provocations du président russe contre l’Otan et l’Union européenne. Jusqu’où iront les ingérences de nations goûtant peu aux vertus de la consultation populaire, dans les campagnes précédant les votations et les élections qui ont lieu dans des pays trop démocratiques à leurs yeux? Quelles seront les conséquences de la victoire historique de l’extrême droite en Saxe-Anhalt? 
Dans un tel contexte, nous ne pouvons que saluer la remarquable résilience dont font preuve les entreprises. Ce d’autant plus qu’aux incertitudes et instabilités précitées s’ajoutent celles en lien avec l’intelligence artificielle, qui transforme notre société et soulève des enjeux majeurs d'ordre éthique, économique, environnemental et sécuritaire. A tel point que le Pape Léon XIV, diplômé en mathématiques, lui a consacré une encyclique «Magnifica humanitas» dans laquelle il livre une réflexion sur la dignité humaine, la vérité, la liberté et le bien commun. Il y remet fondamentalement en cause le mythe de la neutralité technologique et rappelle que la technique doit demeurer au service de l’homme.
Evoluer au sein d’un monde aussi complexe, instable et imprévisible n’est pas un long fleuve tranquille, d’où l’impérieuse nécessité pour notre pays de rester fidèle à ses valeurs. L’ouverture à l’autre, aux autres en font partie. Espérons que l’initiative sur la neutralité soumise au vote le 27 septembre sera refusée par le peuple. Le repli sur soi et la voie solitaire ne sont pas la solution, au contraire. L’ouverture sur le monde et notre participation aux échanges internationaux constituent des piliers fondamentaux de la prospérité, de l’innovation et de la stabilité de la Suisse.    
 

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