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No G7: critiquer les puissants, imiter leurs excès

Pierre Cormon Journaliste Publié vendredi 22 mai 2026

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En voulant imposer son tracé pour la manifestation contre l'avis des autorités genevoises, noG67 se comporte comme un président qu'ils s'apprêtent à conspuer

Devant la réaction de noG7, qui refuse le tracé de la manifestation proposé par le Conseil d'Etat, il faut rappeler quelques évidences.

La liberté d'expression est un droit, qui ne peut être remis en cause que dans des cas exceptionnels, comme les appels à la violence. Le droit à manifester est un droit voisin, mais distinct, qui s'accompagne de davantage de restrictions. Il implique en effet d'occuper l'espace public et peut s'accompagner d'effets secondaires non négligeables, comme des baisses de chiffre d'affaires pour les commerçants ou des déprédations. Il est logique qu'il s'accompagne de davantage de restrictions.

Quant au droit d'imposer son parcours contre l'avis des autorités, il n'existe pas. Et c'est bien ainsi: les organisateurs de manifestations ne représentent que les intérêts qu'ils défendent, alors que les autorités doivent arbitrer entre tous les intérêts.

En refusant le tracé proposé par les autorités, les altermondialistes se comportent donc comme un célèbre président qu'ils s'apprêtent à conspuer dans les rues de Genève. Comme lui, ils estiment que la loi ne doit s'appliquer que lorsqu'elle les arrange, et pas autrement. Le Conseil d'Etat ne peut leur donner qu'une seule réponse: la loi est valable tous, que l'on soit manifestant, commerçant ou président.

Les organisateurs peuvent proposer un parcours dans les limites proposées par le Conseil d'Etat. Pas en imposer un autre.