Nouvelle dynamique dans le secteur de la décoration d'intérieur

Un travail varié, des résultats concrets et gratifiants exercés en intérieur, une rémunération attractive dès l’obtention du CFC: des arguments non négligeables qui plaident pour les métiers de la décoration d’intérieur.
Un travail varié, des résultats concrets et gratifiants exercés en intérieur, une rémunération attractive dès l’obtention du CFC: des arguments non négligeables qui plaident pour les métiers de la décoration d’intérieur. Fabrice Piraud
Flavia Giovannelli
Publié jeudi 13 février 2025
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#Associations professionnelles Avec des métiers communs, l’Association genevoise des entreprises de revêtements d’intérieurs et l’Association genevoise des décorateurs d’intérieur et courtepointières ont choisi d’unir leurs forces au sein d’une structure unique.

S’il est fréquent d’éprouver une passion pour la décoration d’intérieur, on mesure rarement la diversité des métiers qui y sont liés.

A la FER Genève, l’histoire a vu coexister pendant de nombreuses années l’Association genevoise des décorateurs d’intérieur et des courtepointières (AGDI) et l’Association genevoise des entreprises de revêtements d’intérieurs (AGERI). Ces associations rassemblent des professionnels spécialisés dans des domaines tels que la pose de revêtement de sol – textiles, linoléum, etc. – ainsi que ceux actifs dans les métiers de tapissiers et de courtepointiers. Ces métiers découlent de formations variées, débouchant sur des certificats fédéraux de capacité (CFC, au nombre de quatre). Tous partagent des savoir-faire exigeants et un sens artistique. Face à l’évolution des habitudes et des attentes, les entreprises actives dans ces secteurs se réinventent en permanence.

Vénérables associations

Les associations professionnelles qui les soutiennent n’échappent pas à cette nécessité. «Au fil des années, l’AGERI et l’AGDI se sont rapprochées pour être plus efficaces. Les objectifs restent inchangés: offrir une meilleure visibilité aux métiers concernés», explique Stéphane Luthi, actuel président de l’AGDI et directeur général de Dupin 1820, fondée à Genève il y a plus de deux cents ans. Son homologue Michel Gros, président de l’AGERI et directeur général de Lachenal, fondée à Genève il y a plus de quatre-vingts ans, partage ces réflexions.

En quête d’une meilleure reconnaissance pour leurs métiers, les deux associations ont décidé de se grouper en une structure unique. Le nom de l’AGERI a été conservé. Cette nouvelle entité abritera également les caisses de pension des membres. «Il s’agira à l’avenir de continuer à fournir des efforts sur la formation, afin de garantir la qualité de réalisation des travaux et la défense du métier, ce que permettent les rencontres au sein de l’association», observe Michel Gros. «Selon leurs spécialisations, nos membres sont à même de garantir des conseils éclairés et d’établir des devis en vue de réaliser des travaux en petites ou grandes quantités et en s’adaptant aux degrés d’exigence des projets.»

Manque de main-d’œuvre

La question de l’attractivité des métiers reste une préoccupation majeure. «Aujourd’hui, nous avons de la peine à trouver suffisamment de professionnels qualifiés sur le seul marché suisse», déplore Stéphane Luthi. Ce manque de main-d’œuvre oblige les entreprises à recruter à l’étranger, d’où la nécessité de former des apprentis qui puissent prendre la relève.

Pour stimuler des vocations, les associations sont présentes dans des manifestations destinées aux jeunes, comme lors de la Cité des Métiers, à Palexpo, où elles mettent en lumière leurs atouts: un travail varié, des résultats concrets et gratifiants exercés en intérieur. À cela s’ajoute une rémunération attractive dès l’obtention du CFC, un argument non négligeable.

Les prochaines étapes de la nouvelle structure seront confiées à un comité de travail qui devra définir une stratégie adaptée aux besoins des membres et poursuivre les actions pour pérenniser ces métiers recherchés.

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