Certificats médicaux: une voie de recours pour les employeurs
Les entrepreneurs confrontés à une situation suscitant des doutes quant à l’absence d’un collaborateur pour raisons médicales peuvent recourir à l’expertise d’un médecin-conseil.
Flavis Giovannelli
Publié lundi 16 mars 2026
Lien copié
#Conseils
La FER Genève a lancé un sondage afin de recueillir des informations fiables et représentatives sur la question des certificats de complaisance.
La FER Genève a lancé un sondage afin de recueillir des informations fiables et représentatives sur la question des certificats de complaisance.
En attendant d’en connaître les résultats, rappellons aux entrepreneurs confrontés à une situation suscitant des doutes quant à l’absence d’un collaborateur pour raisons médicales qu’ils peuvent recourir à l’expertise d’un médecin-conseil. La procédure auprès de l’Union des associations patronales genevoises (UAPG) agit en effet comme une structure de conseil pour les entreprises membres dans les domaines des assurances sociales et du droit du travail.
Simplicité
Pour Bertrand Buchs, médecin-conseil à l’UAPG, les avantages de ce dispositif sont nombreux et ils méritent d’être rappelés. La procédure est très simple: il suffit de remplir le formulaire de contact sur le site de l’UAPG (uapg.ch/contact) ou de prendre contact avec son secrétariat (uapg@uapg.ch, tél. +41 58 715 34 45).
Rapidité
La consultation peut être organisée de manière flexible et rapide, généralement dans un délai de sept à dix jours ouvrables.
Indépendance professionnelle
Bien que mandaté par un tiers, le médecin-conseil s’engage à évaluer chaque situation selon des critères médicaux objectifs et scientifiques, sans se laisser influencer par des considérations financières.
Confidentialité
La confidentialité des données personnelles est strictement garantie. L’assureur ou l’employeur ne reçoit que la conclusion de l’examen (aptitude ou inaptitude), jamais le diagnostic détaillé.
Neutralité
Le médecin-conseil veille à une égalité de traitement entre les assurés et vérifie que les prestations demandées sont efficaces, appropriées et économiques, conformément aux exigences de la Loi sur l’assurance-maladie (LAMal).
Dans ce cadre, le médecin-conseil peut entrer en contact avec le collaborateur afin de mieux comprendre les raisons médicales de son absence. Les entretiens restent confidentiels et aucune information médicale n’est transmise à l’employeur. «Nous pouvons en revanche instaurer ou rétablir un dialogue avec la personne sous certificat médical, ce qui permet souvent de désamorcer certaines tensions», explique Bertrand Buchs. Dans un contexte où les absences liées au stress, à l’épuisement émotionnel ou au surmenage sont de plus en plus fréquentes, cette démarche peut également ouvrir la voie à des solutions plus adaptées. «L’arrêt-maladie ne résout pas toujours le problème. Il est parfois préférable d’envisager des mesures spécifiques à chaque situation, qui peuvent être discutées avec l’employeur», ajoute le médecin-conseil.
En autorisant les services tiers, vous acceptez le dépôt et la lecture
de cookies et l'utilisation de technologies de suivi nécessaires à leur
bon fonctionnement. Voir notre politique de confidentialité.