#Transport routier
La flambée du prix des carburants à la suite de la guerre au Moyen-Orient oblige les transporteurs à demander des surtaxes.
La guerre au Moyen-Orient touche le transport routier. Le point avec Andrea Genecand, président de la section genevoise de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG).
Les transporteurs routiers sentent-ils déjà l'impact de la guerre au Moyen-Orient?
Oui. Le prix des carburants est monté en flèche depuis le début du conflit; celui du diesel est passé de 1,85 francs à 2 francs le litre, soit une hausse de 7,5%. Un camion faisant du transport national dans toute la Suisse roule de quatre à cinq cents kilomètres par jour, et le carburant représente jusqu'à 30% de ses coûts. Dans un secteur où les marges se situent entre 1% et 3%, cette hausse est impossible à absorber.
Que font-ils, dès lors?
Ils sont obligés d'introduire des surtaxes carburant, pouvant aller de 4% à 5% du prix de base. Nous risquons aussi de sentir des effets indirects de la guerre à plus long terme.
C'est-à-dire?
La hausse des prix de l'énergie va faire augmenter les coûts de notre industrie et éroder sa compétitivité. Cela aboutira à des baisses de commandes, dans un contexte où l'industrie a déjà perdu beaucoup d'emplois avec la hausse des droits de douane. Les transporteurs en subiront aussi les conséquences.
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